Le ver de terre, l’architecte de nos sols

Il est le roi invisible des sols, celui qui les aère, les nourrit et les hydrate. Il rend à la terre sa fertilité et favorise la biodiversité. Il rebute parfois, et pourtant c’est notre meilleur allié dans nos champs et jardins. Nous parlons bien évidemment ici du ver de terre. 

Vous voulez comprendre en quoi il joue un rôle clé dans la vie terrestre et végétale ? Petite leçon sur le travailleur acharné qui vit dans nos sols de France… et qui sait en prendre soin. 

 

Reconnaître un ver de terre

C’est la star de nos sols et pourtant, nous le connaissons si mal. Saviez-vous que  
« géodrilologie » était le nom scientifique donné à l’étude des vers de terre ?  

Le ver de terre, c’est quel genre d’animal ?

Le lombric est un animal fouisseur qui appartient au sous-ordre des Lumbricina. Puisqu’il modifie significativement son environnement, il est décrit comme « espèce ingénieur » par les scientifiques en France.  

Voici ses caractéristiques physiques : 

  1. Son corps, cylindrique ou aplati, est annelé et possède une zone renflée appelée clitellum (comme une bague) proche de l’extrémité correspondant à la bouche ; 

  2. Sa longueur varie en fonction des espèces ; 

  3. Son tube digestif très élaboré s’étend d’un bout à l’autre du corps ; 

  4. Il ne possède ni dents, ni yeux, ni oreilles, ni poumons mais cinq à sept paires de cœurs et un système respiratoire tégumentaire (sur l’enveloppe externe, ce qui l’oblige à rester humide) ; 

  1. Certaines espèces vivent jusqu’à huit ans. 

Les différentes espèces de vers de terre

On recense plus de 7000 espèces dans le monde, dont la Lumbricus Terrestris (commun) et l’Eisena Fetida (ver de fumier), les plus répandues. On distingue trois grands groupes : 

  1. Les vers anéciques sont pigmentés et de grande taille. Ils creusent des galeries verticales et stables jusqu’à trois mètres de profondeur. Ils remontent à l’extérieur pour se nourrir de matière organique ; 

  1. Les vers endogés sont non pigmentés, de taille moyenne. Ils creusent des galeries horizontales et instables. Ils vivent à quelques centimètres de la surface du sol et restent sous terre ; 

  2. Les vers épigés (ou vers de fumier) sont de petite taille et vivent dans la litière en surface. C’est une espèce assez rare en milieu cultivé. 

Mode de vie

C’est un ver qui vit dans la terre, d’accord, mais que savons-nous de ses habitudes ? Petit point sur le quotidien de nos amis des sols. 

Où vit le ver de terre ?

De manière générale, on retrouve les vers de terre dans les sols frais, peu argileux et riches en débris végétaux. Ceux qui creusent des tunnels en profondeur s’habitueront au limon, et ceux proches de la surface aimeront les terres minérales. 

Ils évitent les terres sableuses et acides, sauf certaines espèces qui ont réussi à s’adapter à ces conditions.  

C’est vers mars puis septembre que l’activité du lombric est la plus forte. Dans les périodes chaudes et sèches, il s’endort : c’est l’estivation. Il se réveille ensuite quand il fait plus frais et humide. 

Que mange le ver de terre ?

Pour une alimentation idéale, le ver de terre ingère de la terre et des débris organiques en décomposition (matière végétale riche en cellulose, animale, fongique et bactérienne). Il peut absorber l’équivalent de son propre poids en une journée. 

Certaines espèces viennent se nourrir en surface tandis que d’autres brassent leur nourriture dans les galeries. Dans le cas des premières, les débris sont avalés et digérés deux fois avant de finir en turricules, mélange de terre et d’excrément riches en éléments nutritifs . 

La reproduction 

Les vers de terre sont hermaphrodites (ils possèdent à la fois les organes mâles et femelles). Ils sont capables de se reproduire dès l’apparition du clitellum (bague sur le premier tiers du lombric), qui sécrète une matière visqueuse (mucus) permettant aux deux individus de se coller tête-bêche. Les œufs, appelés cocons, sont pondus pendant l’hiver. Ils libèrent chacun entre un et quatre petits vers. 

Les lombrics favorisent la fertilité et la biodiversité de la faune et de la flore, mais comment s’y prennent-ils ?

C’est un ver qui vit dans la terre, d’accord, mais que savons-nous de ses habitudes ? Petit point sur le quotidien de nos amis des sols. 

Des galeries aérées et hydratées

Dans les terres agricoles, les lombrics peuvent creuser des galeries jusqu’à 900 mètre de longueur par mètre cube. Ces tunnels assurent une bonne aération du sol. Les racines des plantes pénètrent sans résistance dans la terre, ce qui leur apporte des aliments riches. De plus, les galeries verticales des espèces anéciques sont très stables et permettent de mieux hydrater le milieu. Il évite ainsi les phénomènes de ruissellement et d’érosion. 

 

Un apport en éléments nutritifs

Le ver de terre accélère le processus de compostage des débris végétaux en tapissant les tunnels avec. Dans un champ, ils incorporent 6 tonnes de matière organique décomposée par hectare et par année. Ce sont ensuite bactéries et champignons utiles qui s’y développent, tandis que les organismes nuisibles qui transmettent des maladies aux plantes disparaissent. Enfin, les déjections des vers, sous forme de turricules à la surface du sol, sont le meilleur engrais pour les plantes (5 fois plus d’azote, 7 fois plus de phosphore et 11 fois plus de potassium que la terre environnante). On compte entre 40 et 100 tonnes de déjections par hectare et par an. 

Densité des vers dans le sol

Puisqu’on sait que les vers disparaissent dans les terres souillées par la culture intensive, vérifier leur quantité est un bon moyen de savoir si votre terre est en bonne santé ou non. 

Combien y a-t-il de vers de terre dans les sols ?

Entre la culture intensive et l’utilisation de produits chimiques, on est passé de 2 T à 100 kg de vers à l’hectare depuis les années 1950. Plus il y en a, plus le sol est fertile. 

Comment vérifier la quantité de vers dans les sols ?

Il est possible de connaître la densité de vers qui peuplent le jardin. Pour ce faire, le mieux est de s’y prendre au printemps ou en automne, quand la période d’activité est la plus forte. Un sol humide et une température modérée sont la combinaison parfaite pour compter. 

Nous proposons deux méthodes : 

  • Compter le nombre de turricules (petits tas de déjections) sur une surface de 50 x 50 cm : 5 turricules annoncent une faible activité lombricienne ; 10 une moyenne et 20 un sol en très bonne santé ; 

  • Sortir 10 x 10 x 25 cm de terre à la bêche pour trouver des vers de terre : s’il en contient un ou deux, le sol est en bonne santé. 

Attention aux véritables nuisibles Attention aux véritables nuisibles

Le ver de terre est un mets raffiné pour les poules, canards, hérissons, taupes et autres petits animaux, mais ils font partie de l’écosystème. Ils n’ont donc rien de la menace du ver Obama Nungara. Importé par l’Homme de Nouvelle-Guinée dans nos régions, ce ver plat ou plathelminthe est toxique et n’a aucun prédateur en France. Cependant, il en est un féroce pour les lombrics et les escargots. 

Accueillir les vers de terre dans notre jardin

C’est un ver qui vit dans la terre, d’accord, mais que savons-nous de ses habitudes ? Petit point sur le quotidien de nos amis des sols. 

Où vit le ver de terre ?

De manière générale, on retrouve les vers de terre dans les sols frais, peu argileux et riches en débris végétaux. Ceux qui creusent des tunnels en profondeur s’habitueront au limon, et ceux proches de la surface aimeront les terres minérales. 

Ils évitent les terres sableuses et acides, sauf certaines espèces qui ont réussi à s’adapter à ces conditions.  

C’est vers mars puis septembre que l’activité du lombric est la plus forte. Dans les périodes chaudes et sèches, il s’endort : c’est l’estivation. Il se réveille ensuite quand il fait plus frais et humide. 

Que mange le ver de terre ?

Pour une alimentation idéale, le ver de terre ingère de la terre et des débris organiques en décomposition (matière végétale riche en cellulose, animale, fongique et bactérienne). Il peut absorber l’équivalent de son propre poids en une journée. 

Certaines espèces viennent se nourrir en surface tandis que d’autres brassent leur nourriture dans les galeries. Dans le cas des premières, les débris sont avalés et digérés deux fois avant de finir en turricules, mélange de terre et d’excrément riches en éléments nutritifs . 

La reproduction 

Les vers de terre sont hermaphrodites (ils possèdent à la fois les organes mâles et femelles). Ils sont capables de se reproduire dès l’apparition du clitellum (bague sur le premier tiers du lombric), qui sécrète une matière visqueuse (mucus) permettant aux deux individus de se coller tête-bêche. Les œufs, appelés cocons, sont pondus pendant l’hiver. Ils libèrent chacun entre un et quatre petits vers. 

Mode de vie

C’est un ver qui vit dans la terre, d’accord, mais que savons-nous de ses habitudes ? Petit point sur le quotidien de nos amis des sols. 

Où vit le ver de terre ?

De manière générale, on retrouve les vers de terre dans les sols frais, peu argileux et riches en débris végétaux. Ceux qui creusent des tunnels en profondeur s’habitueront au limon, et ceux proches de la surface aimeront les terres minérales. 

Ils évitent les terres sableuses et acides, sauf certaines espèces qui ont réussi à s’adapter à ces conditions.  

C’est vers mars puis septembre que l’activité du lombric est la plus forte. Dans les périodes chaudes et sèches, il s’endort : c’est l’estivation. Il se réveille ensuite quand il fait plus frais et humide. 

Que mange le ver de terre ?

Pour une alimentation idéale, le ver de terre ingère de la terre et des débris organiques en décomposition (matière végétale riche en cellulose, animale, fongique et bactérienne). Il peut absorber l’équivalent de son propre poids en une journée. 

Certaines espèces viennent se nourrir en surface tandis que d’autres brassent leur nourriture dans les galeries. Dans le cas des premières, les débris sont avalés et digérés deux fois avant de finir en turricules, mélange de terre et d’excrément riches en éléments nutritifs . 

La reproduction 

Les vers de terre sont hermaphrodites (ils possèdent à la fois les organes mâles et femelles). Ils sont capables de se reproduire dès l’apparition du clitellum (bague sur le premier tiers du lombric), qui sécrète une matière visqueuse (mucus) permettant aux deux individus de se coller tête-bêche. Les œufs, appelés cocons, sont pondus pendant l’hiver. Ils libèrent chacun entre un et quatre petits vers. 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de vous offrir la meilleure expérience